Bienvenue sur le site SVT de Lucie Ohayon, professeur au lycée Saint Sernin de Toulouse

  
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Chapitre 3 : Les diabètes

 

Les symptômes cliniques associés à une dérégulation de la glycémie

Certains symptômes tels que la sudation révèlent l’existence d’un dérèglement de la glycémie : hypoglycémie ou hyperglycémie. Lorsque ces symptômes deviennent chroniques (persistent) dans le cas d’une hyperglycémie, on parle alors de diabète.

Le diabète touche 3,8% de personnes en France, presque 8% aux EU, 2,4% en Afrique. En France, en 2013, plus de 3 millions de personnes diabétiques prenaient un traitement médicamenteux pour un diabète. A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. l'OMS défini l'évolution du diabète comme une épidémie.

Quels sont les types de diabète, leurs mécanismes d’action et leurs origines (facteurs déclenchant) et quels sont alors les traitements les plus adaptés pour chacun ?
 

I. Les diabètes et leurs conséquences sur la santé.

Les diabètes sont des maladies liées à un défaut de régulation de la glycémie.

  • diagnostic et symptômes :

Au niveau métabolique, le diabète est défini par une Hyperglycémie anormale (1,26g/L) à jeûn à l'issu d'une prélèvement sanguin sur l'individu à jeun complété par une mesure de la glycémie après absorption orale de glucose.

Cette hyperglycémie déclenche un ensemble de symptômes souvent premiers signes du diabète : sudation, somnolences, mictions fréquentes (urines), soif exagérée, consommation d'eau très importante, douleurs digestives...

 

http://a395.idata.over-blog.com/2/63/60/30/complications-french.jpg

  • Risques liés au diabète :

L’hyperglycémie a des conséquences délétères à long termes : le système vasculaire se détériore progressivement, ce qui entraine des lésions dans de nombreux organes et un risque de décès prématuré (6,1% des décès dus au diabète)

2


























Sur le plan clinique, on distingue principalement 2 diabètes :
- le diabète de type 1 (DT1)

- le diabète de type 2 (DT2).

Le DT2 est le plus fréquent, L’OMS parle d’épidémie. 92 % des diabètes soignés sont des DT2 contre 4 % pour les DT1. Les autres cas de diabètes ne seront pas évoqués.


II. Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 se déclare chez des individus jeunes ayant une faible corpulence. La prévalence de la maladie ne cesse d’augmenter, au rythme de 3 à 4 % par an depuis une vingtaine d’années. Et son apparition est de plus en plus précoce, avec une augmentation importante de la prévalence chez les enfants de moins de 5 ans.

  • Caractéristiques et traitements.

Le DT1 se caractérise par une très faible sécrétion d’insuline par l’organisme. On parle aussi de diabète insulino-dépendant (DID) car le malade doit se traiter par des injections régulières d’insuline afin de compenser ce déficit.

La mesure de la glycémie et celle de l'insulinémie peuvent être mises en relation lors d'une hyperglycémie provoquée par l'ingestion de 75 g de glucose.

  • Causes physiologiques.

Les DT1 est une maladie auto-immune : les cellules β des ilots de Langerhans sont détruites par le système immunitaire du malade, les lymphocytes T cytotoxiques. Cette pénurie de cellules béta explique la faible sécrétion d’insuline.

http://fr.cdn.v5.futura-sciences.com/sources/images/dossier/rte/magic/4774_dia_3.jpg
Diabète de type 1 Attaque d'un ilôt de Langerhans par des lymphocytes T cytotoxiques anti cellules beta ; (lympocytes T ont un noyau foncé)

  • Origine du diabète de type 1

- Il existe une prédisposition génétique au DT1 : les allèles de certains gènes sont fréquemment associés à la maladie : ce sont donc des gènes de prédisposition. On parle d’une combinaison d’allèles (ou de gènes) de susceptibilité (ex :système HLA -Antigène des Leucocytes Humains- = système de reconnaissance des cellules de notre organisme.


 

- Des facteurs environnementaux sont également associés au déclenchement du DT1 : infection virale, protéines alimentaires, stress, puberté, grossesse.... contribueraient à l’activation de la réaction auto-immune. Des cellules LT détruiraient les cellules béta des ilots de Langerhans.

extrait Bordas spécialité SVT

http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/corpus/disciplines/endoc/diabeto/233f/image1.gif
Etapes de la maladie DT1

  • Traitements du DT1

Il n'existe actuellement aucun traitement contre le DT1 consistant à rétablir les cellules béta du pancréas, malgré quelques pistes dont les greffes de pancréas ou des injections de cellules d'ilots de Langerhans.

Seuls les symptômes sont traités par insulinothérapie. Les injections intradermiques d'insuline après un dosage de glycémie sont à effectuer à chaque prise de repas. Ces pratiques sont très contraignantes et une pompe à insuline est aujourd'hui largement prescrite ; son utilisation ne nécessite plus de contrôle par le patient, la pompe dose la glycémie et adapte la quantité d'insuline nécessaire à injecter dans un cathéter permanent. Cette liberté présente une contrainte néanmoins, celle de porter l'appareil en continu.

Les travaux de recherches actuels portent essentiellement sur la prévention de la maladie en agissant lors de la phase silencieuse de destruction des cellules béta, l'insulite. Des traitements sont testés pour limiter la réponse auto-immune mais une autre voie est aussi envisagée par injection de cellules béta saines dans le foie du patient. Toutes ces techniques en sont encore au stade des essais cliniques mais les résultats sont très prometteurs.

L’apparition du DT1 est liée à l’interaction de facteurs génétiques et environnementaux ce qui rend difficile l'élaboration d'un traitement curatif.
http://www.frdj.ca/_JDRFCa/assets/Image/NSO/French/treat_test-inject-cycle_370px_french.png    http://www.fondation-centaure.org/wp-content/uploads/2014/12/pancreas-artificiel.jpg

Insulinothérapie active (à gauche) ou avec pompe (à droite)

Pour aller plus loin : site de l'INSERM

III. Le diabète de type 2

Le Diabète de type 2 (DT2) apparait chez des individus ayant en moyenne plus de 40 ans et en surpoids ou obèses.

  • Caractéristiques et traitements.

Au début d’un DT2, l’insuline est sécrétée, mais n’a pas d’effet sur les cellules cibles (foie, muscle..) : elles sont dites insulino-resistantes. On parle de diabète non insulino-dépendant (DNID). Il se traite par des mesures diététiques et la pratique d’une activité physique, associées à des médicaments qui simulent l’effet de l’insuline.

A long terme, le pancréas s’épuise et la sécrétion d’insuline diminue. Une insulinothérapie peut devenir nécessaire.

Histologie du pancréas d'un individu attteint du diabète type 2
 

Dans ce type de diabète, avec le temps apparaissent des dépôts amyloïdes dans les ilôts (amyline) dont la fonction est inconnue. Ces dépôts s'accompagnent d'une baisse de l'insulinémie.











 

  • Causes physiologiques.

Il existe différentes causes physiologiques possibles au DT2, liées à des anomalies au niveau des cellules cibles à l’insuline :

  • Un nombre insuffisant ou une affinité trop faible des récepteurs spécifiques à l’insuline sur les cellules cibles.
  • Peu de transporteurs GLUT2 (il s'agit d'un transporteur bidirectionnel du glucose situé dans la membrane du foie, des muscles...)
  • Une activité réduite d’une enzyme : la glycogène synthétase (permettant le stockage du glucose sous forme de glycogène)